Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en novembre 2024, la mise en œuvre des politiques relatives à l’activité physique dans l’Union européenne (UE)
est passée de 64,7 % en 2015 à 81,8 % en 2024.*


Ce constat témoigne d’un engagement croissant des pays européens à promouvoir et développer l’activité physique comme élément clé de la santé publique.

En 2024, l’OMS et le Forum économique mondial ont identifié le lieu de travail comme un cadre optimal pour la mise en œuvre d’initiatives visant à réduire les facteurs de risque de surpoids/obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires au sein de la population active.
 
Cela passe principalement par des programmes d’activité physique visant à améliorer la santé (HEPA – Health Enhancing Physical Activity Programmes) visant à réduire le temps de sédentarité des employés.

Déclarations de consensus de Copenhague sur l’activité physique en milieu professionnel

En janvier 2025, 24 chercheurs issus de douze pays ont publié des déclarations de consensus fondées sur des preuves scientifiques à propos de ces programmes et leurs impacts. Ce rapport a mobilisé des experts en sociologie, psychologie, politique sportive, physiologie ainsi qu’en promotion et évaluation des comportements de mouvement.
Ce travail a été effectué dans le cadre du projet européen Move At Work coordonné par la Fédération Européenne du Sport d’Entreprise .
Au total, ce sont 36 déclarations de consensus qui ont été formulées et 23 domaines de recherche à approfondir qui ont été identifiés. 

Pourquoi encourager l’activité physique en entreprise ?

Les déclarations s’accordent à dire que l’activité physique en milieu professionnel joue un rôle essentiel pour la qualité de vie au travail et le bien-être des employés ainsi que pour la performance des entreprises.
Les programmes d’activité physique en entreprise (HEPA – Health Enhancing Physical Activity) contribuent notamment à :

  • Réduire la sédentarité et améliorer la santé des employés.
  • Renforcer la cohésion sociale et le bien-être mental.
  • Augmenter la productivité et la satisfaction au travail.

Principales déclarations de consensus et recommandations des experts

Pour chaque domaine d’étude, les chercheurs ont convenu d’un certains nombres de recommandations pour le succès de mise en œuvre de programmes d’activité physique visant à améliorer la santé.

  • Les programmes multiacteurs et multisectoriels sont davantage susceptibles de réussir.
  • L’activité physique en milieu de travail favorise la cohésion sociale, la santé mentale et la productivité.
  • Un soutien actif de la direction et la flexibilité du travail encouragent la participation et renforce l’impact des programmes sur le long terme.
  • Impliquer tous les publics : les inégalités sociales influencent la participation aux programmes HEPA.
  • Accessibilité des pratiques : les programmes doivent être inclusifs en évitant d’exclure certains employés en raison de contraintes physiques, sociales ou personnelles.
  • Utiliser la technologie avec précaution : les outils numériques et les objets connectés peuvent être utiles, mais ils doivent respecter la vie privée des salariés.
  • Sensibiliser les managers : le soutien des managers a un impact psychologique positif sur les employés.
  • Favoriser les activités collectives : la participation à des activités collectives renforce l’engagement et le bien-être.
  • Passer de la promotion à l’action : les incitations peuvent encourager l’activité physique mais ne garantissent pas un changement d’habitude durable.
  • Améliorer la prévention : une exposition prolongée à la sédentarité ou à un travail physique intensif peut être nuisible.
  • Adapter les programmes à chaque entreprise : les activités doivent répondre aux besoins spécifiques des employés, qu’ils occupent des postes sédentaires ou physiques.
  • Mesurer les effets à long terme : il est essentiel de mener des évaluations qualitatives et quantitatives afin calculer l’efficacité des programmes et d’adapter les stratégies en fonction des résultats obtenus.


A moyen terme, les chercheurs soulignent le besoin de nouvelles études sur les sujets suivants :

  • L’impact à long terme des programmes HEPA.
  • L’utilisation des technologies pour promouvoir l’activité physique.
  • L’influence des contextes socioculturels et individuels sur les participations à de tels programme.

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